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Historique
La Fondation des Prix Michener
La création des prix Michener en journalisme, qui constituent la
plus importante reconnaissance de l'excellence pour service public
en journalisme au Canada, remonte à la fin des années 1960.
L'initiative revient à un gouverneur général et s'inscrit dans la
foulée de la naissance d'une organisation nationale regroupant les
clubs de presse
Le gouverneur général de l'époque, monsieur Roland Michener (dont
la fille Wendy était alors journaliste à Toronto), avait
développé, au fil de ses années de service public, beaucoup
d'intérêt envers le journalisme pratiqué au Canada. Peu de temps
après avoir été nommé gouverneur général en 1967, il réalisa
que parmi toutes les distinctions remises à Rideau Hall il n'y en
avait aucune attribuée en journalisme. Il décida alors d'y
remédier.
En même temps, les clubs de presse établis à travers le Canada
venaient de mettre sur pied la Fédération des clubs de presse du
Canada. Au nombre de ses objectifs, celui de mettre en lumière
l'excellence en journalisme. Le Gouverneur général en profita
alors pour inviter les officiers de la nouvelle fédération à une
discussion afférente qui se concrétisa par la création du Prix
Michener en journalisme. La Fédération des clubs de presse accepta
d'en prendre la gestion.
Mandaté par monsieur Michener, le sculpteur John Matthews, de
Perth, en Ontario, proposa un trophée distinctif du prix, composé
d'un rectangle de bronze sur une base de marbre reproduisant une
inscription en caractère d'imprimerie stéréotypée sur un côté
et une antenne de transmission sur l'autre. Le Prix Michener est
l'équivalent au Canada du Prix Pulitzer pour journalisme
d'intérêt public aux Etats- Unis
C'est en 1979 que le premier Prix Michener en journalisme fut remis,
remporté par un projet conjoint du Financial Post et de CBC-TV qui
faisait état de problèmes sérieux dans l'industrie du vol nolisé.
Depuis, une grande variété d'organisations de presse, francophones
et anglophones, ont inscrit leur nom sur la liste des Prix Michener:
quotidiens, hebdomadaires, périodiques, agences de nouvelles,
stations et réseaux de radio et de télévision.
Parmi les premiers membres du jury du Prix Michener, on retrouve
l'éditeur George Ferguson, du Montreal Star, le président A.
Davidson Dunton, de l'Université Carleton, l'éditeur Emery LeBlanc,
du quotidien L'Évangeline, et le vétéran chroniqueur Sam Ross, de
la Colombie-Britannique. On décida par la suite d'attribuer le Prix
Michener pour reconnaître plus spécifiquement l'excellence en
journalisme engagé, mettant principalement l'accent sur le service
désintéressé d'intérêt public aux niveaux municipal, provincial
et fédéral.
Avec l'effondrement de la Fédération des clubs de presse au milieu
des années 1970, le Cercle de presse national du Canada prit la
relève pour s'occuper de la gestion du Prix Michener. Puis en 1982,
la Fondation des Prix Michener fut créée afin d'en assurer la
continuité sur une base permanente, sous la présidence de monsieur
Fraser MacDougall, administrateur de la Presse Canadienne et
officier du Conseil de presse de l'Ontario, qui avait auparavant
été président du jury de sélection du prix et responsable du
recrutement des premiers jurés. Quelque temps avant son décès en
2000, la Fondation des prix Michener lui décerna, à Rideau Hall,
une citation d'honneur pour son engagement et sa contribution.
Les lettres patentes de la Fondation comportaient aussi un objectif
de promotion de la formation journalistique qui se concrétisa en
1987 par la création des bourses Michener. D'une valeur de 22 500 $
ces bourses sont attribuées annuellement à un ou deux journalistes
d'expérience pour leur permettre de prendre un congé d'études de
quatre mois afin de se perfectionner sur le plan du journalisme au
service de la collectivité.
Jusqu'en 1997, le financement de la Fondation était supporté par
des dons provenant de diverses organisations de presse et d'un
groupe d'individus intéressés, incluant les membres du bureau de
direction de la Fondation.
Grâce à la générosité de monsieur Paul Deacon, un gestionnaire
de Maclean Hunter, qui en 1983 succéda à monsieur MacDougall à la
présidence de la Fondation, et au support financier de plusieurs
corporations canadiennes appuyant la promotion d'un journalisme fort
et indépendant, un fonds spécial de financement fut créé en 1997
qui permet depuis d'assurer la remise des bourses. Le fonds est
géré par la Community Foundation of Ottawa Carleton. En
reconnaissance de la contribution de monsieur Deacon, la bourse est
depuis connue sous l'appellation la Bourse Michener-Deacon.
C'est monsieur C.W.E. (Bill) MacPherson, ancien directeur de la page
éditoriale et ombudsman au Ottawa Citizen, qui assuma jusqu'à son
décès en 1995 la responsabilité du secrétariat de la Fondation.
On lui doit d'avoir mené les premières discussions afférentes
avec le Gouverneur général Roland Michener et d'avoir maintenu la
cohésion de l'organisation des prix durant les années turbulentes
de son association avec les clubs de presse.
Monsieur Gail Scott, ancien chroniqueur et professeur de journalisme
au Ryerson Polytechnical Institute, et plus récemment commissaire
du Conseil de la radio et de la télévision du Canada, succéda en
1991 à monsieur Deacon à la présidence de la Fondation.
L'ex-éditeur du Ottawa Citizen, monsieur Clark Davey, prit la
relève en 1993, suivi en 1998 de l'ancien éditeur du Globe and
Mail et du Montreal Gazette, monsieur Norman Webster. Monsieur
Pierre Bergeron, éditeur du quotidien Le Droit, a été nommé
président en 2000. David Humphreys, ancien rédacteur administratif
du Ottawa Journal et président du
Humphreys Public Affairs Group, a été élu président en 2005.
Chaque année, le Gouverner général rend hommage aux
récipiendaires des Prix Michener lors d'une cérémonie qui se
tient à Rideau Hall. Monsieur Michener est demeuré actif au sein
de la Fondation jusqu'à son décès en 1991. Chacun de ses
successeurs a gracieusement adopté et maintenu un intérêt
personnel dans le devenir de la Fondation des Prix Michener et
l'engagement qu'elle a envers l'excellence en journalisme
d'intérêt public au Canada.
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